logo GoldenBrain

télécharger lecatalogue

Présentation

Equipe Prestations Artistes Evènements Presse Collection Contact

Michel Cany

présentation

 


C’est parce que ses créations ne nous sont pas destinées, que leur intimité racontent l’universalité. Il n’y a pas de production mais un besoin de peindre pour soi, pour expulser, exorciser, pas pour être montré ou célébré. Son art est essentiel car il n’est fait que pour lui, sans désir de reconnaissance ou d’acceptation, sans fard, sans faux semblant. Son monde nous entoure, nous attire comme un tourbillon d’émotions pures, la conjuration de la mort, le souvenir nostalgique et douloureux de l’enfance, l’inanité du sens de la vie et l’incapacité à vivre sereinement. C’est l’incroyable distanciation du regard sur soi et sur l’humanité non triomphante. Son corps est immense, son âme généreuse au combien, sa lâcheté incommensurable vis-à-vis de la vie dont il se met en retrait, lové, fœtus ne renaissant que par la peinture, excessive, paresseuse, enlevée, unique, spontanée, jamais reproduite. La non-quête éperdue, viscérale, le caractère mélancolique et désillusionné, sans porte de sortie autre que l’alcool pour désinhiber, oublier, détruire, mourir et vivre un peu, plus fort, plus vite, plus doulour(heureu)sement donne sens. Sens à une œuvre forte, excessive en douleurs et émotions, liée à des représentations simples, essentielles, reptiliennes. Nous sommes entrainés dans un voyage dans le temps, celui onirique de l’enfance, dans la douleur de la séparation amoureuse, dans les vapeurs alcooliques de l’amitié, dans le déchirement de la mort côtoyée sans cesse. Un voyage dans l’enfermement psychiatrique, stupéfiant, hallucinogène, neuroleptique. L’enfermement est la sortie, la rencontre de soi et de l’autre, occasion de production de carnets intimes époustouflants. Point besoin de comparer Michel Cany, même si la ressemblance est d’emblée frappante, avec la folie poétique et le génie tourmenté d’un Antonin Arthaud, l’instinct d’un Pollock, la vie de Modigliani ou de Bukowski, la vivacité d’un Basquiat, la douleur de Van Gogh, la distanciation d’un Ignacius Reilly, la beauté désillusionné de Rilke ou Fante. Sa vie brulée et son œuvre entière, font de lui un peintre majeur à la lisière des 2 siècles. Son œuvre est celle d’un homme libre de tout, sauf de lui, écrasé par son propre génie. Elle est la recherche de la vérité intime..

 

 

infos@goldenbrain